Amilcar Cabral, l'autre figure de la résistance Africaine

Amilcar Cabral, l'autre figure de la résistance Africaine
Né en Guinée Bissau, devenu ingénieur agronome au Portugal, Amilcar Cabral fonda le PAIGC (Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap Vert), le parti de libération de la Guinée, avant d'être assassiné en Guinée Conakry en 1973.

Amilcar Cabral est né le 12 septembre 1924 à Batafa, en Guinée Bissau, qui est alors une colonie portugaise. Il est le fils de Juvénal Cabral (originaire du Cap-Vert), enseignant dans une école élémentaire. Sa mère, Iva Pinhel Evora travaille comme couturière pour aider la famille. Bon élève, Cabral achève ses études secondaires en 1943, à Mindelon, sur l'île de San Vincente.

En 1945 il obtient une bourse et va poursuivre des études d'agronomie à Lisbonne, la capitale du Portugal où il restera jusqu'en 1952. D'une personnalité attrayante et ouverte, Cabral se fait facilement des amis et rencontre à Lisbonne un certain nombre de personnes qui joueront plus tard un grand rôle dans les luttes d'indépendance de l'Afrique australe et lusophone. Il s'agit notamment de Mario de Andrade, d'Agostinho Neto, de Viriato Da Cruz (qui deviendra le 1er secrétaire du MPLA), d'Eduardo Mondlane (fondateur du Frelimo), Marcelino Dos Santos, Vasco Cabral...etc
Cabral profite de ces années pour ouvrir ses horizons, lire et réfléchir sur la condition des africains. Cabral et ses amis sont aussi influencés par les idées "révolutionnaires" de part leurs lectures et leurs rencontres. En 1949, Cabral retourne au Cap Vert pour des travaux d'été, donne plusieurs conférences et commence à avoir pour leitmotiv de rendre les Cap-Verdiens conscients des problèmes auxquels leur société fait face. Il est pour lui essentiel que l'homme de la rue soit éduqué, bien informé. Une avant-garde intellectuelle doit se créer pour faire sortir de l'ignorance ceux des Cap Verdiens qui y sont. Mais les autorités coloniales portugaises lui interdisent vite de donner des conférences. De retour au Portugal, Cabral se met en relation avec d'autres étudiants issus des colonies portugaises, et entreprend une quête identitaire, la "réafricanisation des esprits". Cette quête se matérialise par la création du "Centro de Estudos Africanos" (Centre des Etudes Africaines), un centre qui joue un rôle non négligeable dans la formation des futures organisations politiques des colonies portugaises.

En 1950, Cabral est diplômé d'agronomie et commence une période d'apprentissage au centre d'agronomie de Santarem. En 1952, il retourne en Guinée Bissau pour les services de l'agriculture et des forêts de Guinée portugaise. Le retour de Cabral en Guinée Bissau n'est pas du au hasard. Il a en effet eu la possibilité de travailler dans d'autres colonies portugaises et au Portugal. Mais il a une idée en tête : contribuer à l'amélioration des conditions de vie de son peuple, et mettre fin à la domination coloniale portugaise. Il dirige rapidement le centre agronomique de Bissau.
En 1953, Cabral entreprend le recensement agricole de la Guinée, un travail colossal grâce auquel il s'imprégne de la réalité profonde du pays, ce qui lui permettra aussi plus tard de mettre en place une stratégie de mobilisation adaptée à la vie en Guinée Bissau.

En 1955, le gouverneur lui demande de quitter la Guinée Bissau et d'aller travailler en Angola. Cabral en profite pour prendre contact avec les groupes et les formations qui formeront le futur MPLA (Mouvement pour la Libération de l'Angola). En 1956, il est de retour et effectue des travaux agronomiques considérables sur la culture de la canne à sucre et le coton. Le 19 septembre 1956 Cabral et cinq de ses compagnons parmi lesquels Luiz Cabral, son demi-frère (futur président de la république de Guine-Bissau), Aristide Perreira (futur président de la république du Cap-Vert), Abilio Duarte (futur ministre et président de l'Assemblée nationale du Cap-Vert) fondent le parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC). La Guinée est alors régie par le code de l'Indigénat qui établit une discrimination raciale de fait. Le parti fondé par Cabral est une organisation clandestine qui ne va acquérir de statut légal que quatre ans plus tard lorsqu'une délégation du PAIGC à Conakry, dans la Guinée de Sékou Toure.

En novembre 1957 Cabral rencontre à Paris Viriato Da Cruz, Mario De Andrade, et Marcelino Dos Santos, pour faire le point sur l'évolution de la lutte dans les colonies portugaises. Puis Cabral organise clandestinement le PAIGC en Guinée. Le parti se concentre d'abord sur la population urbaine, qu'il considère à cette époque comme le moteur de la révolution, en créant des cellules clandestines et un mouvement syndical. Le 3 août 1959, le PAIGC connaît une défaite importante puisqu'une grève d'ouvriers est réprimée (une cinquantaine de victimes ) et une grosse partie de l'infrastructure du parti est démantelée. Cabral décide alors de réorganiser le PAIGC en mobilisant prioritairement les campagnes. C'est un grand changement dans l'orientation du parti qui provient de l'observation des réalités du terrain, de la prise en compté des revers subis et d'une meilleure connaissance du processus des luttes de libération.
En janvier 1960, Cabral assiste à la seconde conférence des peuples africains à Tunis, et se rend à Conakry en mai. Il se rend également à une conférence internationale à Londres en juin où il dénonce pour la première fois publiquement le colonialisme portugais (cette dénonciation sera publiée en Angleterre sous le titre de "Facts about portuguese colonies", signée sous son pseudonyme, Abel Djassi). Il affirme cependant clairement, comme il le fera tout au long des années de bataille qu'il se bat contre le système colonial instauré par le Portugal, et non contre le peuple portugais. A la même époque, le FRELIMO (Front de Libération du Mozambique) est créé.

Au début des années 60, le PAIGC opère à partir de la république de Guinée Conakry. Il prépare les militants et les membres du parti à étendre son action en Guinée-Bissau afin de continuer à construire les cellules et l'infrastructure clandestines. Il cherche également à obtenir le soutien des pays voisins (Guinée Conakry, Sénégal). En 1962, il se rend à l'ONU à New-York afin de présenter un mémoire sur le colonialisme portugais en Guinée.

En 1963, la guérilla éclate avec une attaque du PAIGC dans le sud de la Guinée Bissau. Le PAIGC met en place un front nord en juillet, ce qui oblige les portugais à se battre sur deux fronts. Rapidement, le PAIGC contrôle le sud du pays. L'année suivante, Cabral préside un congrès du PAIGC en région libérée, puis en mai participe à un séminaire organisé par le centre Frantz Fanon de Milan où son analyse et ses interventions commencent à le faire connaître. En 1964-1965 le PAIGC met en place dans les régions libérées de nouvelles structures politico-administratives.

C'est en janvier 1966 que Cabral participe à la conférence tricontinentale de La Havane où est créée l'organisation de solidarité des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine. Cette conférence marque l'accession de Cabral comme dirigeant révolutionnaire majeur en Afrique et grande figure de la révolution dans les pays du tiers monde. Son intervention analyse la naissance, les objectifs et le développement des luttes de libération dans le tiers-monde . Il analyse également le rôle ambivalent joué par la bourgeoisie, qui est à la fois "agent du colonialisme et agent de la révolution". Pour Cabral, cette petite bourgeoisie "doit être capable de se suicider doit être capable de se suicider comme classe pour renaître comme travailleurs révolutionnaires, entièrement identifiée aux aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient."
En 1968, le PAIGC contrôle les deux tiers de la Guinée-Bissau, a renforcé son infrastructure politique et administrative (création de "magasins du peuple" pour fournir les populations libérées en produits de première nécessité), ainsi que de brigades mobiles chargées d'encadrer la population. Le PAIGC met en place dans certaines régions les bases d'une structure étatique (création d'écoles, amélioration de postes sanitaires, amélioration de la condition féminine...). Cabral élabore déjà le processus qui quatre ans plus tard amènera la Guinée Bissau à proclamer unilatéralement son indépendance.

A partir de 1969 Cabral mène une intense activité diplomatique : en janvier il se rend au Soudan où se tient une conférence de solidarité avec les peuples des colonies portugaises. En avril, il est devant la commission des Droits de l'homme de l'ONU où il dénonce une fois de plus le colonialisme portugais. Il est de retour sur le terrain à Conakry en novembre où il dirige un séminaire de formation des cadres du PAIGC. Il traite notamment des problèmes de l'héritage magico-religieux des sociétés africaines, du poids des croyances du passé et de l'emprise des mentalités traditionnelle, notamment sous l'angle de la magie.
Les portugais devant l'ampleur de l'avancée militaire et de l'activité diplomatique de Cabral ont entrepris de réagir en déployant de gros moyens militaires, en africanisant la guerre par incorporation massive d'africains dans les troupes portugaises, en accordant des promotions aux élites traditionnelles qui collaborent avec eux. Les portugais entreprennent également d'améliorer les conditions sociales des habitants de Guinée Bissau afin que ceux-ci leur soient plus favorables (distribution de riz à rendement élevé, mise en valeur des terres, construction d'écoles et de postes sanitaires...).

Le PAIGC réussit malgré tout à conserver ses positions et Cabral est toujours sur le front international pour faire connaître son combat. En février 1970, il séjourne à l'université de Syracuse à l'occasion d'une réunion en la mémoire d'Eduardo Mondlane, dirigeant du Frelimo, assassiné un an auparavant. Cabral prononce un discours sur la lutte de libération en tant que fait et facteur de culture. Puis se rend au siège des Nations-Unies à Washington, puis devant la commission des affaires étrangères du congrès américain.

En avril, il se rend à Moscou à l'occasion de la commémoration du centième anniversaire de la naissance de Lénine. En juin, il est à Rome où il participe à la « conférence de solidarité avec les peuples des colonies portugaises. » A la fin de la conférence, Cabral, Marcelinho Dos Santos et Agostinho Neto sont reçus par le Pape Paul VI. Le 22 novembre, le gouvernement de Guinée Bissau lance un commando pour capturer ou assassiner les leaders du PAIGC, mais celui-ci échoue. En avril 1971, Cabral est à Stockholm, en juin à Addis-Abeba à l'occasion à l'occasion de la conférence des chefs d'Etat et des gouvernements africains. En août, il se rend à Dublin, à Helsinki (où il est reçu par le président de la république finlandaise), à Londres où il est reçu par le secrétaire général du parti travailliste. Il donne une conférence de presse à la chambre des communes.
En février 1972 il prend la parole lors de la 163ème session du conseil de sécurité de l'ONU, et invite les Nations-Unies à envoyer une mission d'observation dans les territoires libérés. L'activité diplomatique extrêmement importante de Cabral vise à faire proclamer l'indépendance dans les territoires passés sous contrôle du PAIGC. Misant sur la renommée internationale acquise par la lutte du PAIGC grâce à ses efforts sur la scène internationale, Cabral veut passer au stade de l'indépendance effective, et déclencher ainsi la chute finale du colonialisme portugais.

Une mission des Nations-unies se rend effectivement sur le terrain dans les régions libérées du sud de la Guinée du 2 au 8 avril 1972. Et son rapport amène les Nations unies à considérer le PAIGC « comme véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert ». Un peu plus tard, l'assemblée générale de l 'ONU demandait aux Etats, gouvernements, organisations nationales et internationales de renforcer leur aide au PAIGC et de traiter exclusivement avec lui des problèmes concernant la Guinée-bissau et le Cap-Vert. La stratégie menée par Cabral et ses alliés portait donc ses fruits.
Par la suite le conseil de sécurité de l'ONU adoptait à l'unanimité une résolution condamnant le colonialisme portugais en demandant que cessent les guerres coloniales et que les troupes d'occupation soient retirées et des négociations ouvertes. Fin août 1971, le conseil supérieur de la lutte (l'organe dirigeant du PAIGC) décide de préparer les conditions pour une élection au cours de l'année 1972, afin de constituer la première assemblée populaire de Guinée-bissau. Quelques mois plus tard, les représentants de l'assemblée nationale populaire sont élus (273 conseillers régionaux et 120 membres de l'assemblée nationale populaire). Un mois plus tôt, une délégation du PAIGC, menée par Cabral s'était rendue en Asie (Japon,Chine et Corée du Nord), puis en octobre Cabral avait pris la parole devant la quatrième commission de l'assemblée générale de l'ONU.

Le 20 janvier 1973, à quelques mois de la proclamation de l'indépendance, un coup de tonnerre survient : Amilcar Cabral est assassiné à Conakry ! Les assassins sont des membres de son parti, le PAIGC, originaires de Guinée qui auraient commis le meurtre, espérant que les portugais leur donneraient l'indépendance à la condition que les cap-verdiens soient écartés de la direction du PAIGC. De plus, certains s'interrogent sur la complicité dont les assassins de Cabral auraient bénéficié jusqu'au plus haut niveau de l'Etat guinéen (Sékou Touré ?).
Toujours est-il que le 24 septembre l'assemblée populaire proclame l'indépendance, promulgue la Constitution et crée les organismes exécutifs correspondants. Malgré la disparition de son charismatique leader, le PAIGC a su conserver son unité et réaliser l'objectif pour lequel il a été créé. Le 10 septembre, le Portugal reconnaît l'indépendance de la Guinée ainsi que celle du Cap-Vert. Amilcar Cabral n'a donc pas eu le temps de voir l'aboutissement du combat pour lequel il a lutté pendant plus de 20 ans.

Mais par son action, il entre dans l'histoire par la grande porte, comme un digne fils de l'Afrique et un de ses plus grands révolutionnaires. Tour à tour théoricien, praticien, homme de terrain, diplomate et homme d'action, Cabral se singularise par une connaissance poussée de la culture et des réalités africaines, ce qui lui permet de mettre son action révolutionnaire en adéquation avec les aspirations réelles des populations. Les propos de Cabral sur l'ambivalence de la bourgeoisie permettent de comprendre que Cabral n'avait pas, une fois l'indépendance conquise, l'intention de laisser s'installer une bourgeoisie locale privilégiée et corrompue qui se substituerait à la bourgeoisie coloniale, sans aucun soucis des aspirations et des intérêts de la masse démunie. Cabral voulait d'abord satisfaire les besoins élémentaires de son peuple en produits agricoles et de première nécessité, en écoles, en soins de santé. Mais comme souvent dans l'histoire de l'Afrique récente, les colonialistes et ses agents ne lui en auront pas laissé le temps...
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# Posté le mardi 23 mai 2006 10:52

Muhammad Ali, un boxeur de légende!

Muhammad Ali, un boxeur de légende!
Naissance

Né Cassius Marcellus Clay Jr., le 17 janvier 1942, Mohammed Ali-Haj ou encore Mohamed Ali est un boxeur américain considéré comme l'un des meilleurs poids lourds de tous les temps. Il fut d'ailleurs nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, devant Pelé. Il a acquis la célébrité mondiale autant par ses performances de sportif que par son activisme politique.

Le 17 décembre 2005, bien que gravement malade, il se déplace à Berlin pour recevoir la prestigieuse Médaille de la Paix Otto Hahn, décernée tous les deux ans par la Société allemande, au nom des Nations unies.

Ses débuts

Clay est né à Louisville dans l'État du Kentucky. C'est en allant reporter le vol de son vélo, à 12 ans, qu'il fait la connaissance de Joe Martin, policier et entraineur de boxe local. Martin encouragea le jeune Cassius à apprendre la boxe et l'aida à progresser rapidement.

Si les résultats scolaires de Clay étaient mauvais, ses performances sportives étaient remarquables : il remporte 6 Kentucky Gold Glove pendant son lycée, qui lui permettent d'obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. De manière prémonitoire, le principal annonça lors de la délibération concernant la remise de son diplôme de fin d'étude, que Clay serait un jour « la chance de célébrité de cette école ».

Carriére

Aux Jeux Olympiques d'été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d'or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle de la légende de la boxe Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à claironner ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ».

A Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel.

En 1964, Clay parvient à décrocher l'opportunité de combattre le champion du monde des poids lourds Sonny Liston. Il surprend tout le monde en tenant tête au grand favori Liston qui refusa de quitter son coin pour la huitième reprise, arguant d'une épaule blessée. Clay fut donc légitimement couronné champion du monde des poids lourds. Il confirmera ses qualités en 1965 en mettant Liston KO dès la première reprise du match retour, bien que cette victoire fut controversée car peu d'observateurs virent le « coup fantôme » qui acheva Liston.

Cassius Clay devient Mohammed Ali

Entre les deux matchs, il devint également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation de l'Islam et change son nom en Mohamed Ali. En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun vietnamien ne m'a jamais traité de nègre » (cette seconde citation, souvent avancée, serait en fait fausse). On lui retire en 1967 sa ceinture de champion du monde et sa licence de boxeur et on le condamne à 5 ans de prison (jugement annulé en appel trois ans plus tard).

Les prises de position d'Ali contre le service militaire ou son entrée dans l'Islam le transforment d'un champion fier mais populaire en l'une des personnalités les plus connue et controversée de son époque. Ses apparitions publiques aux cotés des leaders de la Nation de l'Islam Elijah Muhammad et Malcolm X et ses déclarations d'allégeance à leur cause au moment où l'opinion américaine les considère avec circonspection, quand ce n'est pas avec franche hostilité, font d'Ali une cible d'indignation et de suspicion également. Il parait même parfois provoquer de telles réactions en soutenant des opinions allant du support aux Droits civiques jusqu'au support sans réserve à la ségrégation raciale.

En 1970, suite à la récupération de sa licence de boxe (consécutivement à son procès remporté devant la Cour Suprême des États-Unis lui reconnaissant le droit de refuser le service militaire), il reprend sa carrière. Il connaît la défaite en perdant sa confrontation pour le titre face à Joe Frazier en 1971 au Madison Square Garden, au bout de quinze reprises éreintantes. Cette rencontre, connue simplement sous le nom du « Combat » (« The Fight ») fut peut-être l'un des affrontements les plus célèbres et les plus attendus de tous les temps, car elle mettait en scène deux boxeurs talentueux et invaincus ayant chacun des prétentions légitimes à la couronne des poids lourds. Le combat fut à la hauteur des attentes et Frazier ponctua sa victoire en envoyant Ali au sol d'un crochet gauche dans le dernier round. Ali combattit deux fois avec Ken Norton (1 victoire, 1 défaite) avant de battre Frazier aux points lors de leur match retour en 1974 gagnant ainsi le droit de combattre de nouveau pour le titre.

Le tenant du titre, George Foreman, était un jeune boxeur, grand, cognant dur et invaincu qui avait auparavant démoli Frazier, le mettant KO dès la deuxième reprise de leur combat pour le titre et il était largement favori. Le combat eu lieu au Zaïre au Stade Tata Raphaël et fut annoncé par Don King comme « Le grabuge dans la jungle » (« The Rumble in The Jungle »). C'est aussi le moment où un partenaire d'entrainement de George Foreman lui éclate l'arcade sourcilière droite d'un coup de coude malencontreux. Le match est reporté de six semaines, au 30 octobre. Foreman parle de tout laisser tomber, de repartir aux États-Unis et d'accorder une revanche à Joe Frazier, au lieu de se mesurer à Ali. Dans le match qui établirait définitivement sa réputation comme « le plus grand », Ali réalisa son meilleur combat d'un point de vue tactique. Adoptant une « fausse » garde et utilisant les cordes suivant la tactique devenue célèbre du « rope-a-dope » (cordes soi-disant détendues par Dundee pour qu'Ali puisse s'y enfoncer profondément), Ali encaissa tout ce que Foreman pouvait lui asséner, tout en lançant occasionnellement des coups au visage. À la fin de la sixième reprise, Foreman s'était épuisé et Ali pouvait attaquer un peu plus. Foreman continuait d'avancer mais ses coups étaient bien moins efficaces et à l'approche de la fin du huitième round, le poing droit d'Ali envoyait finalement au sol pour la première et dernière fois de sa carrière un Foreman exténué. À la suite de ce combat, il reçut la Hickok Belt de 1974 récompensant le meilleur athlète professionnel de l'année, ainsi que le trophée du sportif de l'année du magazine Sports Illustrated.

En 1975, Ali bat de nouveau Joe Frazier lors du « Thrilla in Manilla » aux Philippines. Ce combat surpassa leurs rencontres précédentes et devint l'un des combats de boxe les plus renommés. À l'issue de 14 reprises exténuantes, l'entraineur de Frazier, Eddie Futch, refusa de laisser celui-ci continuer, accordant ainsi une victoire par KO technique à Ali. De même que le « Rumble », les combats contre Frazier sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l'histoire de la boxe. Ring Magazine considéra ce match comme le combat de l'année 1975, Ali remportait cette distinction pour la cinquième fois.

Ali conserva son titre jusqu'à sa défaite en 1978 contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il le battit lors d'un match retour, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Le 27 juin 1979, il annonça sa retraite et laissa le titre vacant.

Cette retraite fut cependant de courte durée et le 2 octobre 1980, il défia Larry Holmes pour le titre de champion du monde version WBC. À la recherche d'un nouveau record en tant que seul boxeur à gagner le titre en poids lourds quatre fois, Ali perdit par KO technique à la onzième reprise, lorsque Dundee refusa de sortir pour le round. Le combat contre Holmes, organisé comme « The Last Hurrah », est considéré avec dédain par de nombreux fans et experts à cause de ce que nombre d'entre eux voient comme une « version amoindrie » d'Ali. Holmes était le partenaire d'entrainement d'Ali et pour cette raison, certains virent le résultat de ce combat comme un « passage de témoin ». Holmes admit même par la suite que bien qu'il dominât le combat, il retenait un peu ses coups par pur respect pour son idole et ancien employeur.

Malgré l'apparent caractère définitif de sa défaite contre Holmes, ainsi que sa condition physique suspecte, Ali boxa encore une fois. Le 11 décembre 1981, il affronta le challenger en pleine ascension et futur champion Trevor Berbick dans ce qui fut dénommé « The Drama in the Bahamas ». Comme Ali était alors vu comme un boxeur diminué, peu de salles américaines témoignèrent de l'intérêt pour ce combat et peu de fans montrèrent d'enthousiasme à s'y rendre ou à le regarder. Comparé aux super-combats qu'Ali avait disputé dans des endroits renommés plus tôt dans sa carrière, le match eu finalement lieu dans une quasi indifférence à Nassau. Bien qu'Ali ait fait une prestation légèrement meilleure que celle qu'il avait offert contre Holmes 14 mois auparavent, il perdit néanmoins par décision unanime à la dixième reprise au profit de Berbick, qui à 27 ans était de 12 ans son cadet.

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La maladie de Parkinson
On diagnostiqua qu'Ali était atteint de la maladie de Parkinson en 1982 ; par la suite, ses fonctions motrices commencèrent à décliner lentement. Malgré cela, il demeure un héros pour des millions de personnes dans le monde. Sa conversion à l'Islam sunnite officiel, et sa prise de distance d'avec le racisme historique de Nation of Islam explique en partie son retour en grâce aux États-Unis.

En 1985, on lui demanda de négocier la libération de ses compatriotes kidnappés au Liban ; en 1996, c'est lui qui alluma la flamme olympique à Atlanta. Durant les même olympiades, on lui offrit également une médaille d'or pour remplacer celle qu'il avait gagnée en 1960 et qu'il avait jetée dans le fleuve Ohio parce qu'on avait refusé de le servir dans un restaurant à cause de sa couleur.

Sa fille Laila Ali devint à son tour boxeuse en 1999, malgré ses commentaires de 1978 contre la boxe féminine : « les femmes ne sont pas faites pour être frappées à la poitrine et au visage comme ça ... les corps ne sont pas fait pour être boxés ici (en touchant sa poitrine). Se faire « frapper » au sein ... « dur » ... et tout ça. »


Son style

Ali avait un style très original pour un boxeur poids lourd. Il tenait généralement les mains le long de son corps plutôt qu'en position haute pour protéger son visage comme dans le style habituel. Il faisait confiance à ses réflexes ainsi qu'à son allonge extraordinaires (2,10m d'envergure) pour parer les coups de son adversaire. Ali frappait à la tête plus que la plupart des boxeurs - une stratégie risquée car sur la durée d'un long combat, les coups au corps peuvent s'avérer bien plus efficaces pour épuiser un adversaire.

Pour l'anecdote, l'équipe qui encadrait Mohammed Ali s'appelait l' "Ali Army".

Citations

« L'homme qui voit à 50 ans le monde comme il le voyait à 20 a gaspillé 30 ans de sa vie.»

« Who is the greatest? Eat your words! I shook up the World! ».
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# Posté le dimanche 07 mai 2006 15:00

Carl Lewis, un sportif complet

Carl Lewis, un sportif complet
Frederick Carlton Lewis dit Carl Lewis est né le 1er juillet 1961 à Montgomery dans l'Alabama. Il est le 3ème enfant d'une famille en comptant quatre. Son père et sa mère sont instituteurs. Bill (son père) à été un très bon coureur de 400 mètres, et sa mère (Evelyne) sélectionnée aux Jeux de Melbourne à été l'une des meilleures hurdleuses américaines. En 1951, (avant d'être sélectionnée pour les JO de 1956) elle termine 6ème du 80 mètres haies des Jeux panaméricains disputé à Buenos Aire (Argentine). Les frères aînés de Carl Lewis sont également sportifs de bon niveau : Mark à été sprinter en 9''7 au 100 yards (91,43 m) et Cleve un footballeur professionnel de classe. Quant à sa s½ur cadette Carole, elle deviendra la première Américaine à passé le cap des 7 mètres en saut en longeur. Lorsque Carl Lewis à environ deux ans, il quitte avec sa famille, l'état de l'Alabama où les incidents raciaux se multiplient pour s'établir à Willingro dans le New Jersey. Très vite Carl et sa s½ur, se mettent à l'athlétisme. Les qualités sportives de s½ur s'expriment rapidement alors que celle de Lewis n'émergerons que plus tard. Malheureusement la croissance de Carl est lente et il demeure longtemps un garçon, timide, chétif et introverti, paraissant pas très doué pour le sport.

En 1968 lorsque qu'il n'a que 7 ans, il voit à la télévision le bond monumental accomplis par Bob Beamon au JO de Mexico. Il trace alors chez lui dans son jardin entre deux lignes, le nouveau record du monde (8,90) qui enflamme son esprit.

C'est en 1973, lors d'un meeting, à Philadelphie, réservé au moins de douze ans que Carl Lewis rencontre le mythique Jesse Owens. Carl n'oubliera jamais les paroles d'encouragement que lui prodigua Owens le Quadruple champion olympique de Berlin.

A 15 ans, durant l'année 1976 Carl Lewis se transforme physiquement, en quelque mois sa progression est fulgurante : il grandit de 10 centimètres et court le 100 yards en 9''3. Un an plus tard il remporte le concours de la longueur aux championnats des Etat de l'Est avec un saut de 7 mètres 70.

En 1979, à 17 ans et demi il passe déjà les 8 mètres, il établit un nouveau record scolaire avec 8 mètres 07. Quelques semaines plus tard il se classe deuxième des championnats des Etats-Unis avec un bond de 8 mètres 09. Lorsque qu'il a approche de ses 18 ans il choisit de faire sa première année senior à l'université de Houston. Grâce à son nouvel entraîneur Tom Tellez qu'il dit le meilleur entraîneur du monde, il obtient pour son 18ème anniversaire la médaille de bronze des Jeux Panaméricains avec 8 m 13, soit exactement la performance accomplie par Jesse Owens en 1935. Ce nouvel entraîneur va tout changer chez lui, sa façon de courir (sa foulée va passer de 2 m 30 à 2 m 60) et sa façon de sauter.

En 1980 il est sélectionné pour les JO de Moscou, mais pour des raisons politique, les athlètes américains sont privé de Jeux.

Dès 1981, il réussi 10 sec. au 100 mètres, alors qu'il n'a pas encore 20 ans et franchi 8 m 62 en longueur, ce qu'y lui permet d'être double champion universitaire et d'accomplir le deuxième meilleur saut de tous les temps.

En 1982 Carl Lewis part pour le Santa Monica Track Club, le club le plus célèbre au monde.

C'est en 1983 que Lewis décide d'abandonner ses études pour devenir professionnel. Bien préparé pour les championnats de Monde à Helsinki, il rafle trois médailles d'or : le 100 m, la longueur et le 4x100 m.

En 1984, lors des Jeux Olympique de Los Angeles, c'est le sacre, Carl Lewis remporte 4 médailles olympiques : le 100 m où il gagne aisément avec le temps de 9'99, le 200 m en 19'80, la longueur avec un bond de 8 m 54 et le 4x100 avec son équipe du Santa Monica Track Club. Il Egale ainsi le record qu'avait établie Owens à Berlin.

En 1985 il se consacre au saut en longeur, mais se blesse et ne peut effacer le record de Beamon. En 1986, il retrouve sur 100 mètres un certain Ben Johnson, contre qui il doit affronter victoires et défaites.

A Rome en 1987 (championnat du monde) Ben Johnson n'a plus rencontré Lewis depuis Séville (meeting). Et Carl qui a subit 5 défaite, est en grande forme. En final Ben Johnson s'impose en 9'83 et Lewis termine en 9'93. Le record qu'égalait Lewis est amélioré de 10/100 de seconde. Heureusement Carl peut se consoler avec ses médailles d'or en longeur et au 4x100.

Au JO de Séoul (1988) Carl Lewis remporte la longeur, et le 4 x 100 et termine deuxième du 200 mètres. Pour ce qui est du 100 mètres le scénario se répète, le record du monde est de nouveau pulvérisé par Ben Johnson en 9'79. Cependant un scandale va éclater, Ben Johnson est déclarer positif aux stéroïdes anabolisants lors d'un contrôle antidopage à l'issue de la course olympique. Carl Lewis est alors déclaré vainqueur du 100 m à Rome et de Séoul par la IAAF.

L'année suivante (1989) Carl Lewis s'accorde une année quasiment sabbatique, il laisse le champ libre à tous ses rivaux dont Leroy Burell son camarade de club.

En 1990 Leroy Burell s'adjuge 19 des 20 courses auxquelles il participe. Carl Lewis qui se produit très rarement remporte son 5ème titre de champion des Etat - Unis en 10'05, en l'absence de Burrel.

Juste avant les championnats du monde de Tokyo (1991), Leroy Burrel bat le record du monde en 9'90, effaçant des tablettes Carl Lewis. A Tokyo En finale, Carl Lewis fait sensation il remporte le 100 mètres devant Burell en 9'86, reprenant ainsi son record du monde. Bien que ce soit un exploit considérable on retiendra surtout, le concours de la longueur ou Mike Powel va battre le vieux record du monde de Beamon, avec un bond de 8 mètres 95, laissant Carl Lewis effondré avec 8 mètres 87.

A Barcelone en 1992, Carl Lewis prend sa revanche en remportant une troisième médaille d'or olympique au saut en longueur avec 8 mètres 67. L'absence du King (Carl Lewis) sur 100 m. Présage la fin de son règne au plus haut niveau de l'athlétisme. Carl a 31 ans et personne ne pensent qu'il pourra regagner le 100 mètres aux Jeux olympique et aux championnats du monde. Pourtant Carl Lewis pense continuer jusque' aux JO d'Atlanta où il fêtera ses 35 ans.

En 1993 sa contre - performance aux championnats du monde de Stuttgart et son absence pour cause de blessures et d'allergie aux championnats du monde de Göteborg (1995) est vivement critiquée. Lors des sélections américaines pour les JO d'Atlanta Carl Lewis se qualifie pour la longueur, puisque qu'il termine seulement 6ème du 100 m et 4ème du 200 m.

A Atlanta (1996), Malgré qu'il ne participe qu'a une épreuve, il va défendre son titre olympique sur le sol américain et renouer avec son public douze après Les JO de Los Angeles. C'est au quatrième essai, que Carl Lewis va s'envoler vers la victoire avec un saut de 8 mètres 50, laissant ainsi derrière lui Mike Powel qui est blessé et Yvan Pedroso qui n'est pas dans ces meilleurs jours.

En remportant cette 4 médailles médaille d'or au saut en longueur, après douze au plus au niveau, Carl Lewis nous offre la plus belle victoire de sa carrière.

Carl Lewis, un athlète de légende, un athlète de toujours...


Performances:

1978 4ème USA Junior Longeur

1979 2ème USA Junior 200

2ème USA Longeur
6ème USA En salle Longeur
3ème Jeux Panaméricains Longeur

1980 1er USA Junior 100
1er USA Junior 200
3ème USA En salle Longeur
1er NCAA Longeur
1er NCAA 4 x100
1er NCAA En salle Longeur
1er Jeux Panaméricains Junior 100
1er Jeux Panaméricains Junior 200
1er Jeux Panaméricains Juniors 4 x100
2ème Trials Olympiques Longeur
4ème Trials Olympiques 100

1981 1er USA 100
1er USA Longeur
2ème USA En salle Longeur
1er NCAA 100
1er NCAA Longeur
1er NCAA En salle 60 yards
1er NCAA En salle Longeur
1er Coupe du monde Longeur
9ème Coupe du monde 100

1982 1er USA 100
1er USA Longeur
1er USA En salle Longeur

1983 1er USA 100
1er USA 200
1er USA Longeur
1er USA En salle 60 yards
1er USA En salle Longeur
1er Championnats du monde 100
1er Championnats du monde Longeur
1er Championnats du monde 4 x 100

1984 1er USA En salle Longeur
1er Trials Olympiques 100
1er Trials Olympiques 200
1er Trials Olympiques Longeur
1er Jeux Olympiques 100
1er Jeux Olympiques 200
1er Jeux Olympiques Longeur
1er Jeux Olympiques 4 x 100

1985 4er USA 100

1986 1er USA 100
1er USA Longeur
4ème USA 200

1987 1er USA 200
1er USA Longeur
2ème USA 100
1er GP Final 200
3ème USA En salle 55
1er Jeux Panaméricains Longeur
1er Jeux Panaméricains 4 x 100
2ème Championnats du monde 100
1er Championnats du monde Longeur
1er Championnats du monde 4 x 100

1988 1er Trials Olympiques 100
1er Trials Olympiques 200
1er Trials Olympiques Longeur
1er Jeux Olympiques 100
2ème Jeux Olympiques 200
1er Jeux Olympiques Longeur

1990 1er USA 100
3ème GP Final 100

1991 1er USA En salle Longeur
2ème USA 100
1er Championnats du monde 100
2ème Championnats du monde Longeur
1er Championnats du monde 4 x 100

1992 1er USA En salle Longeur
2ème GP Final 100
2ème Trials Olympiques Longeur
4ème Trials Olympiques 200
6ème Trials Olympiques 100
1er Jeux Olympiques Longeur
1er Jeux Olympiques 4 x 100

1993 2ème USA 200
3ème USA 100
3ème Championnats du monde 200
4ème Championnats du monde 100

1995 2ème USA Longeur
6ème USA 100

1996 6ème USA En salle 60
3ème Trials Olympiques Longeur
5ème Trials Olympiques 200
8ème Trials Olympiques 100
1er Jeux Olympiques Longeur

# Posté le jeudi 04 mai 2006 09:27

Modifié le jeudi 14 juin 2007 10:57

Zinedine Zidane, Le Maestro

Zinedine Zidane, Le Maestro
Mardi 25 avril. Madrid. Zinédine Zidane a annoncé l'inéluctable en début de soirée. Le meneur de jeu du Real Madrid a décidé d'arrêter sa carrière. En guise d'adieu, Zizou compte bien s'offrir une dernière Coupe du Monde magique.

Né le 23 juin 1972 a Marseille, Zinedine Zidane est l'un des plus grands footballeurs que le monde a connu.

Comme beaucoup d'enfants à Marseille il s'intéresse au football. Sa première licence, il la prend à l'U.S. Saint-Henri près de Castellane. Zidane est déjà bien plus fort que les autres et ses prédispositions lui permettent d'entrer au CREPS (Centre régional d'éducation physique et sportive) à Aix-en-Provence. Alors qu'il n'est pas encore cadet, il se fait repérer par plusieurs grands clubs. Il restera dans le sud et part en 1985 pour le centre de formation de Cannes.

A 16 ans, il débute sa carrière professionnelle, puisqu'en 1989, il joue sa première saison en première division avec Cannes. Comme il le dit lui-même, il était parti pour un essai d'une semaine à Cannes, il y restera 6 ans et y apprendra toutes les bases du football moderne. Mais Zinedine Zidane est déjà très doué et souhaite changer de club. Son départ est précipité par la relégation en D2 en 1991.

Il signe alors un nouveau contrat pour rejoindre les Girondins de Bordeaux. C'est notamment là-bas qu'il rencontre Christophe Dugarry qui devient son ami. A l'époque, c'est Roland Courbis qui entraîne l'équipe bordelaise. Dès la première saison, il se sent tout de suite à l'aise et s'offre même le luxe de marquer 10 buts. 1994 est une grande année pour Bordeaux et Zidane. Les Girondins arrivent en finale de la Coupe d'Europe des champions après une victoire historique contre le Milan A.C., mais se font terrasser par le Bayern de Munich. Mais c'est aussi l'année de la première sélection en équipe de France pour Zidane (le 17 avril 1994).

Après avoir fait d'immense progrès, il part en 1996 rejoindre Didier Deschamps à la Juventus de Turin. Il ne s'y sent pas très bien au début, mais grâce à l'appui de Deschamps, il s'intègre bien au groupe et s'adapte au (très haut) niveau de jeu. Dès lors, son jeu ne va cesser de se perfectionner pour atteindre en 1998 un niveau impressionnant. Lors de la Coupe du monde, Zinedine Zidane fait des débuts timides, mais sa présence s'avère de plus en plus nécessaire à chaque match. Il s'offre les Brésiliens en finale pour sa première participation à une Coupe du monde en marquant deux très beaux buts de la tête.

Sa popularité est alors à son apogée, mais pas encore son jeu. En effet, au cours des deux années qui suivent le Mondial 98, Zidane s'impose dans le championnat italien comme un des meilleurs joueurs du monde. Il fait montre d'une plus grande régularité et de qualités techniques exceptionnelles. Lors de l'Euro 2000, il est à son meilleur niveau. C'est un des grands maîtres du contrôle, et il a une vision du jeu qui ne cesse de s'affiner lui permettant d'organiser le jeu d'une équipe en attaque de manière quasiment parfaite. Tous les attaquants qui ont joué avec lui le disent : le travail est beaucoup plus facile avec un distributeur comme Zidane.
En juin 2001 Zizou signe au Real Madrid pour le dernier challenge de sa carriére. Moins de un an apres son arrivée dans la capitale espagnol, il gagne la ligue des champions, le seul trophé qui manquait a son riche palmares. Apres avoir avoir participé a l'Euro 2004 au Portugal, Zizou annonce sa retraite internationale avant de revenir sur sa parole durant l'été 2005 pour donner un coup de main a l'Equipe de France avait du mal a se qualifier pour la coupe du monde 2006. En Allemagne, Zizou jouera sa derniere grande competition, avant sans doute de retrouver une vie de famille nornale et meritée.

Zidane en chiffres

1
>> Son premier match en L1, le 20 mai 1989, Nantes - Cannes : 1-1 (37e journée)

>> Son premier but en L1, 8 février 1991, Cannes - Nantes : 2-1 (but à la 56e) (28e journée)

>> Son premier match de Coupe d'Europe, le 19 septembre 1991, Salgueiros (POR) - Cannes : 1-0 (1er tour aller en Coupe de l'UEFA)

>>Son premier but de Coupe d'Europe, le 28 septembre 1993, Bordeaux - Bohemians Dublin (IRL) : 5-0 (but à la 28e) (1er tour retour en Coupe de l'UEFA)

>> Sa première sélection nationale, le 17 août 1994 à Bordeaux, France - République tchèque : 2-2

>> Son premier brassard de capitaine au coup d'envoi : Le 21 août 2002 à Radès, Tunisie et France : 1-1 (76e sélection)

>> Son premier titre : Coupe intercontinentale avec la Juventus le 26 novembre 1996.

1 comme son nombre de victoire en Coupe du monde (1998), Championnat d'Europe des nations (2000), Ligue des champions (2002) et comme son nombre de Ballon d'or reçu (1998).

2 comme le nombre de buts inscrits en finale de Coupe du monde.

3 comme le nombre fois où il a été élu "Joueur FIFA de l'année" en 1998, 2000 et 2003.

5 comme le numéro de son maillot au Real Madrid

5 comme le nombre d'années où il sera resté à Cannes, à la Juventus et au Real Madrid (4 à Bordeaux)

5 comme le nombre de finales perdues dans sa carrière

6 comme son nombre de matches disputés en deux phases finales de Coupe du monde

7 comme le numéro de son maillot à Bordeaux

13 comme le nombre de matches qu'il lui reste potentiellement à disputer (3 matches de Liga, 3 matches amicaux avec l'equipe de France, 7 matches de Coupe du monde si la France va en finale de la compétition).

13 comme le nombre d'expulsions reçues en pro entre 1993 et 2005

14 comme son nombre de matches disputés en phase finale de Championnat d'Europe des nations (5 buts).

20 comme le nombre d'entraîneurs pro qui ont dirigé Zidane : Jean Fernandez (Cannes), Erick Mombaerts (Cannes), Luis Fernandez (Cannes), Rolland Courbis (Bordeaux), Toni (Bordeaux), Eric Guérit (Bordeaux), Slavo Muslin (Bordeaux), Gernot Rohr (Bordeaux), Marcello Lippi (Juventus), Carlo Ancelotti (Juventus), Vicente Del Bosque (Real Madrid), Garcia Remon (Real Madrid), Carlos Queiroz (Real Madrid), José Antonio Camacho (Real Madrid), Vanderlei Luxembourgo (Real Madrid), Juan Ramon Lopez Caro (Real Madrid), Aimé Jacquet (France), Roger Lemerre (France), Jacques Santini (France), Raymond Domenech (France)

21 comme le numéro de son maillot à la Juventus

28 comme le nombre de buts inscrits en équipe de France de 1994 à 2006

94 comme son nombre de buts inscrits en club (L1, Série A, Liga).

99 comme son nombre de sélections en cours en équipe de France.

108 comme son nombre de matches disputés en Coupe d'Europe.

503 comme son nombre de matches disputés en club (L1, Série A, Liga).

75 100 000 comme, en euros, sa valeur marchande en 2001, quand il fut le transfert le plus cher de l'histoire du football


Réactions.

Son père, Smaïl, est content

Assez rare pour être signalé, le père de Zinédine, Smaïl Zidane, s'est exprimé mardi soir sur la retraite annoncée de son fils, lui aussi sur Canal+ : «Je suis content pour lui. Ca s'est bien passé jusqu'à maintenant, je suis très content. Pour lui, ses enfants et leur mère. La maman a fait beaucoup de sacrifices. Vous savez, quand on a un certain âge, que tout le monde vous demande un peu plus, pour faire plaisir à tout le monde, c'était évident» qu'il allait prendre sa décision

Aimé Jacquet (au micro de RMC)
Il y a toujours un petit peu de tristesse quand un grand champion se retire. Il y a beaucoup de lucidité et d'honnêteté de la part de Zizou compte tenu de ce qu'il a vécu depuis deux ans. Comme il est sur le terrain, il est dans la vie, honnête et lucide. Cette décision, même s'il a dû la mûrir maintes et maintes fois, et qu'elle est difficile à prendre, il a peut-être raison de se retirer au bon moment. Des joueurs de ce niveau-là, de ce statut-là, on ne leur pardonne jamais rien. Donc il vaut mieux se quitter en faisant une dernière coupe du monde avec l'équipe de France. Vous pensez quel challenge et quel objectif pour lui.

Marcelo Lippi (au micro de Canal +)
Je pense que c'est le plus gros talent du football de ces 20 dernières années. Il a toujours renoncé à jouer les prima donna, il a toujours voulu se mettre à la disposition de l'équipe. Je me souviens d'un garçon humble, arrivant à la Juve, portant le grand poids de son illustre prédécesseur, Michel Platini. Il était clair que tous auraient fait la comparaison entre les performances de Platini et celles de Zidane. Au début, il a eu quelques difficultés. Je me rappelle lui avoir toujours dit, pour l'encourager, d'être tranquille, de jouer comme il savait le faire. Je lui disais +Je te ferai toujours jouer, tu seras toujours titulaire, toujours, tu ne seras jamais sur le banc, car un joueur comme toi doit être un titulaire dans un grand club+. Je me rappelle aussi très bien qu'après les matches, quand je sortais du restaurant vers 23h00, 23h30, je voyais Zidane jouer au ballon avec des gens dans un quartier où il avait des amis algériens. Je lui disais : "Zizou, qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci ?". Il me répondait : "Cela me fait tellement plaisir de jouer avec mes amis". Je lui disais : "Tu as raison, c'est tellement beau. Mais va au lit pas trop tard quand même". Je suis honoré d'avoir été l'entraîneur de Zidane. Je suis heureux d'avoir pu quelque peu l'aider à exprimer ses qualités. Je suis convaincu qu'il m'a donné bien plus que ce que j'ai pu lui donner.



ZINEDINE ZIDANE EN BREF

Né le 23 juin 1972 à Marseille
Taille: 1,85 m
Poids: 78 kg

Clubs successifs :
Cannes (1988-1992), Bordeaux (1992-1996), Juventus Turin (1996-2001), Real Madrid (2001-2006)

Equipe de France :
Sélections: 99 (92 fois titulaire, 17 fois capitaine)
Buts en sélection : 28
Première sélection: 17/08/1994, France-République tchèque (2-2)
Premier but en sélection: 17/08/1994, France-République tchèque (2-2)

Palmarès :
Coupe du monde 1998
Championnat d'Europe des Nations 2000
Ligue des champions 2002
Coupe intercontinentale 1996, 2002
Supercoupe d'Europe 1996, 2002
Championnat d'Italie 1997, 1998
Supercoupe d'Italie 1997
Championnat d'Espagne 2003
Supercoupe d'Espagne 2001, 2003
Ballon d'Or 1998
Meilleur joueur mondial FIFA 1998, 2000, 2003
Meilleur joueur UEFA 2002

# Posté le mercredi 26 avril 2006 06:13

Modifié le mardi 12 juin 2007 02:40

Yero Doro Diallo, le dictionnaire Poular

Professeur, chercheur, écrivain, journaliste, conteur, communicateur traditionnel et tradipraticien,Yéro Doro Diallo n'est plus. Il est décédé le dimanche 05 mars 2006 à l'Hôpital Général de Grand-Yoff (Hoggy),
des suites d'une longue maladie. La levée du corps est prévue aujourd'hui à partir de 15 heures à l'Hoggy et l'enterrement à Loumbol Samba Abdoul (Ranérou-Ferlo), son village natal.




«Addaaji fulbé» et «Woddaaji Fulbé» (Us et coutumes des Peuls) et (Interdits dans la société Pulaar), le chant du cygne
En effet, l'illustre disparu était, de son vivant, le président l'Association pour la Renaissance de la langue pulaaar ARP/TPS et vice-président, pour le Sénégal, de TPI. Tabital pulaagu international (Tpi) est un regroupement des Peulhs et des Halpulaar répartis sur tout le plan africain, précisément dans 14 pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, en plus des peulhs de la diaspora. Cette structure entend défendre la culture, la langue, le mode de production des Peulhs. Tabital pulaagu international (Tpi-Ong internationale des Peuls) a défini un certain nombre d'activités depuis son existence dont la toute dernière a eu lieu dans la semaine du 25 février 2006 à Bamako. Dans la catégorie des tâches à moyen terme, il y avait l'harmonisation des alphabets et leur adaptation aux Ntic, la création d'un répertoire des Fulbe dans tous les pays membres de Tpi et de la diaspora, le recensement des universités, institutions, maisons d'éditions, radios et télévisions s'intéressant à la promotion de la langue peule dont l'élaboration est confiée au
vice-président du Sénégal. Pionnier de l'Alphabétisation en langues nationales, en général et en Pulaar, en particulier, il est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels on peut citer : «Ndikiiri Joom Moolo», «Mammuddu Mbuldi Bul kassum» et «Nguurndam Ferlankoobe» qui lui a valu le prix du Chef de l'Etat pour le développement en 1992. Très prolixe, le défunt combattant pour l'émancipation du Pulaar a en tout et pour tout écrit 39 ouvrages, mais seuls trois ont eu la chance d'être publiés. D'ailleurs, le chant du cygne allait être constitué par les deux derniers qu'il a rédigés alors qu'il luttait stoïquement contre la mort. Et cela, pendant près d'un an sur son lit d'hôpital (Hoggy). Leurs titres : «Addaaji fulbé» et «Woddaaji Fulbé» (Us et coutumes des Peuls) et (Interdits dans la société Pulaar). Yéro Doro Diallo était un Rassembleur. Il l'a appris à travers ses pérégrinations dans le monde. Il a fait plus de 15 ans de route entre son Ferlo natal, juste après sa sortie de l'école coranique auprès de son marabout et homonyme Thierno Yéro Dougou Diallo de Houdallaye, ami intime de Feu, son père, Doro Mamadou Pathé Diarry, monument du savoir, lui aussi. Il sera tour à tour maçon, plombier, paysan, menuisier, enseignant..., bref, l'homme aux douze métiers. Il terminera sa quête du savoir à l'université Al Azhar du Caire. C'est là d'ailleurs qu'il taquinera le micro pour la première fois à Missirah, pardon, au Caire (Egypte). Il y animait des émissions en langue Pulaar. La voix chaude et suave à la fois, Kaaw Yéro comme nous l'appelions affectueusement, était également un homme de radio. Il a animé à la RTS jusqu'à son décès l'émission «Taarik Fulbe...» Conteur hors pair, dans les années 80, à la Rts, il a un recréé l'environnement de grand-mère entourée de ses petits-enfants, autour du feu de bois, leur racontant de belles histoires, j'allais dire, des fables, car se terminant toujours par une leçon de morale. Il a aussi beaucoup travaillé avec les Ong dans le cadre de la formation des formateurs, mais aussi de la vulgarisation... C'est le cas à Ared, Gtz, Oxfam... Tradipraticien, il lui arrivait de soigner ses patients à même distance. Juste en levant la main pour scander quelques incantations. Arabisant, Yéro Doro Diallo était aussi le chouchou des chefs religieux. Paix à son âme !
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# Posté le dimanche 16 avril 2006 08:50

Modifié le jeudi 14 juin 2007 11:29