Encore moi

Encore moi
Qu'en pensez-vous? no comment

# Posted on Sunday, 05 November 2006 at 1:37 PM

It is me!!!

It is me!!!
je ne suis pas trop photogénique.... mais korité oblige
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# Posted on Sunday, 05 November 2006 at 1:29 PM

Peuls du monde

Peuls du monde
Tabital Pulaaku International, créée en 2002 au Mali, souhaite fédérer les différentes associations peules autour d'un but : la sauvegarde de la culture et la langue peules. Un pas de plus vers la reconnaissance internationale de cette communauté riche d'Histoire et de grands hommes.



Les Peuls sont présents dans une quinzaine de pays africains, leur diaspora écume le monde entier et une multitude d'associations défendent la culture peule. Pour les fédérer, analyser leur travail et jouer le rôle de catalyseur, l'association Tabital Pulaaku International a vu le jour l'année dernière à Bamako, au Mali. Rencontre avec son président, Kadry Yaya, chef d'entreprise camerounais qui défend la cause peule avec sagesse.

Afrik : Comment est née votre association ?

Kadry Yaya : Dans chaque pays africain, il existe des associations qui s'intéressent à notre culture. L'idée de les fédérer nous est apparue en 1998 lors d'un Festival de culture peule au Mali. L'association est née en janvier 2002 à Bamako et j'ai été élu premier président. Nous avons mis en place un secrétariat permanent au Mali et des vice-présidents dans chaque pays africain où il y a une communauté peule. Nous avons aussi des vice-présidents pour l'Europe, le Moyen-Orient et les Etats-Unis. L'installation officielle du Bureau de l'association se fera le 27 juillet prochain lors d'une cérémonie officielle à Yola, dans l'est du Nigeria, sous le patronage de l'un des patriarches de la communauté, le chef traditionnel de Yola depuis 1953. Yola est un lieu symbolique, la ville a été capitale provinciale de l'un des plus grands empires peuls.

Afrik : Quel le but de Tabital Pulaaku International ?

Kadry Yaya : Notre action est essentiellement culturelle. Le nom de l'association signifie d'ailleurs " pérenniser la culture peule ". Notre but premier est de sauver notre langue. Les Peuls ont réussi à garder une langue commune mais elle a tendance à se diluer dans les dialectes des pays dans lesquels ils habitent. Elle se régionalise. Au Sénégal, elle emprunte au wolof ou au sérère, au Mali au bambara... Il y a des travaux en ce moment pour tenter de standardiser la langue. L'autre problème, c'est que notre langue est l'une des plus écrites en Afrique car elle a joué un rôle important dans l'islamisation du continent. L'écriture se faisait donc en caractère arabe. Pourtant, en 1966, c'est l'alphabet latin qui a été retenu officiellement pour écrire le peul. Si l'on garde seulement cet alphabet, nous risquons de perdre une partie de notre patrimoine.

Afrik : Allez-vous également mener un travail de recherche ?

Kadry Yaya : Oui, par exemple dans le domaine de l'élevage. Quand j'étais petit, j'avais l'habitude de dire " la vache, c'est ma tante " ! C'est vrai qu'encore aujourd'hui, au moins 20% des Peuls dans le monde se déplacent avec du bétail. Nous allons également organiser des colloques, des festivals, des émissions de radio, sortir des publications.

Afrik : Où trouve-t-on les Peuls en Afrique ?

Kadry Yaya : Nous sommes présents dans toute l'Afrique sahélienne, du Sénégal au Soudan, en passant par la Mauritanie, la Gambie, la Guinée équatoriale, le Burkina Faso, la Sierra Leone et j'en passe... Le Mali compte 35% de Peuls, en englobant les Wasoulous, des Peuls qui ne parlent plus la langue à cause de la colonisation mandingue mais qui se reconnaissent Peuls. La Guinée-Conakry en compte entre 49 et 51% et le Nigeria est le pays qui en accueille le plus grand nombre car c'était un empire peul très important. Quant au nord du Cameroun, c'est l'endroit où la langue, le fulfuldé, est la plus parlée. Nous sommes présents dans chaque pays mais de façon minoritaire, c'est pourquoi on a tendance à nous considérer comme des étrangers. Il n'y a pas d'estimations précises mais il faut compter entre 25 et 50 millions d'individus dans le monde.

Afrik : Quelle est l'origine des Peuls ?

Kadry Yaya : Il y a beaucoup de théories sur la question ! La plus valable reste à mon sens celle que le professeur Moussa Lam, de l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar. La thèse qu'il développe est celle d'une migration d'Est en Ouest (d'Egypte et d'Ethiopie, le long du Sahara) puis d'une deuxième migration d'Ouest en Est. Les Peuls seraient donc d'origine égyptienne. Il s'agit d'un sujet très discuté mais la thèse de Moussa Lam comprend une bibliographie de 3 000 titres et il est lui-même peul... elle est donc solide. Les Peuls sont surtout connus comme étant des éleveurs et comme ayant participé activement au rayonnement de l'islam sur le sol africain aux 17ème et 18ème siècles.

Afrik : Citez-nous quelques Peuls célèbres...

Kadry Yaya : Le grand écrivain malien Amadou Hampaté Bâ ou du Sénégalais Cheikh Hamidou Kane, auteur de L'aventure ambiguë. Ce sont des monuments de notre culture et Cheikh Hamidou Kane fait partie de notre association. Il se bat d'ailleurs pour le siège de vice-président au Sénégal.
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# Posted on Saturday, 22 July 2006 at 10:31 AM

İl était une fois Soweto

İl était une fois Soweto
Ils sont plusieurs milliers à converger, ce mercredi 16 juin 1976, vers l'école secondaire d'Orlando, un quartier du "south-western township" de Johannesburg, le ghetto noir mieux connu sous son acronyme Soweto. L'appel à une "marche pacifique" a été lancé par la coordination des étudiants et écoliers qui, depuis des mois, mobilise la jeunesse contre l'utilisation de l'afrikaans comme seconde langue d'enseignement, au même titre que l'anglais. A l'approche des examens, fin juin, il s'agit d'écarter le danger d'être interrogé dans l'idiome des premiers colons blancs, les Boers ("paysans"). Parmi les jeunes de Soweto, rares sont ceux qui maîtrisent ce parler dérivé du néerlandais, plus rares encore ceux qui acceptent sans contrainte de s'exprimer dans "la langue de l'oppresseur". Le matin même, The World, un quotidien s'adressant à la majorité noire de l'Afrique du Sud, a rapporté les propos d'une enseignante de Soweto : "La langue du conquérant dans la bouche du conquis est la langue des esclaves."



La foule enfle. "Nous étions peut-être dix mille", estimera plus tard l'un des manifestants. En fin de matinée, sur le terrain vague près de l'école, le face-à-face entre la police et les jeunes agitant leurs banderoles pour envoyer "au diable" l'afrikaans et, du même coup, toute "l'éducation bantoue", l'enseignement au rabais qui coûte quatorze fois moins cher, par tête d'écolier, que celle dispensée aux enfants blancs, est de plus en plus tendu. Les autorités n'ont rien vu venir. Elles n'ont envoyé à Orlando qu'une cinquantaine d'agents, de plus en plus nerveux. Les policiers tirent des grenades lacrymogènes, dont la plupart n'explosent pas. Alors, sans sommation, ils ouvrent le feu à balles réelles. "Eh bien, oui, on a tiré dans le tas", reconnaîtra ultérieurement, devant une commission d'enquête gouvernementale, le colonel commandant le détachement. " De toute façon, tirer au-dessus de leurs têtes n'aurait servi à rien."



La première victime est un garçon de treize ans en culottes courtes, Hector Petersen, venu accompagner sa s½ur aînée, Antoinette. Il s'écroule. Dans le chaos provoqué, l'un de ses voisins, Mbuyisa Makhubu, le relève, porte le corps inerte dans ses bras en courant, horrifié. Mais quand il le pose sur la banquette arrière d'une voiture, pour le faire évacuer à l'hôpital, c'est déjà trop tard. Et la police tire toujours, à présent en reculant, parce que la foule avance, lançant des pierres, des bouteilles. Les agents se retranchent au-delà de la rivière Klipspruit, se mettent à l'abri de leurs véhicules, vocifèrent dans leurs radios pour appeler des renforts. Qui finissent par arriver. A une heure trente, des fusils à pompe et des munitions sont largués par deux hélicoptères, qui arrosent de gaz lacrymogène les manifestants. Puis des véhicules de transport de troupes - des "hippos" - déversent des centaines de policiers lourdement armés, qui transforment en forteresse le commissariat d'Orlando. Alentour, des colonnes de fumée noire montent dans le ciel, lumineux, de cette journée d'hiver austral. Quand la nuit tombe enfin, vingt-trois personnes ont été tuées, dont un Blanc, tiré de son véhicule et lapidé par la foule. Il s'agit d'un sociologue, Melville Edelstein, ayant travaillé toute sa vie pour le mieux-être de ses compatriotes noirs. Son dernier ouvrage, paru peu avant, s'intitulait :

Que pensent les jeunes Africains ?

La réponse à cette question, un ouragan de violences, mettra le feu à la plupart des ghettos. Dans les townships, les symboles de l'apartheid - les écoles de la ségrégation, les conseils municipaux des "collabos", les bus transportant les ouvriers noirs sur les lieux de leur exploitation - sont incendiés.



Aux deux cents blessés du premier jour, à Soweto, s'ajoutent, en quinze mois de révolte durement réprimée, des milliers d'autres. Plus de six cents jeunes trouvent la mort. Plus de quatre milles "meneurs" sont arrêtés, 87 d'entre eux meurent en détention, à la suite de sévices infligés.



Vendredi 18 juin, au surlendemain du massacre de Soweto, le premier ministre sud-africain, Balthazar Johannes - dit "John"- Vorster, donne comme consigne aux forces de sécurité de "rétablir l'ordre à tout prix et d'user de tous les moyens à cet effet". Le régime ne reculera devant aucun mensonge pour justifier le bilan de sa "lutte anti-insurrectionnelle". La police prétendra que " des Noirs drogués s'entre-tuent", que des "voyous" - les "tsotsis" - règlent leurs comptes entre eux. Le gouvernement invoquera des "menées communistes", " l'assaut total téléguidé par Moscou". D'ailleurs, même si c'est une pure coïncidence, la mouture définitive de la principale loi anticommuniste - "Suppression of Communism Act"- a été publiée le 16 juin 1976 dans le Journal officiel sud-africain.



En réalité, la révolte n'a rien d'organisé. Au cri "amandla !", (le pouvoir), des anonymes répondent en ch½ur "ngawethu !", (au peuple !). Certes, les idées de la Conscience noire, le mouvement lancé par l'étudiant en médecine Steve Biko pour valoriser une "négritude" - "blackness" - très politique, irréductible à "l'aliénation coloniale" et même aux valeurs libérales des "âmes noires enveloppées dans une peau blanche", sont présentes dans tous les esprits. Mais les structures organisationnelles font défaut, les jeunes prennent spontanément la rue dans un mélange d'insurrection contre l'apartheid honni et de rejet de la "soumission" de leurs parents "qui n'ont fait que négocier, pour rien". C'est en tout cas l'explication donnée par Tsietsi Mashinini, l'un des chefs underground de la révolte à Soweto, qui sillonne le township entouré de gardes du corps, accorde des interviews à la presse entre deux "actions" et disparaîtra en exil comme quelque 15 000 autres révoltés de sa génération, avant de revenir comme "combattant" de la lutte armée du Congrès national africain (ANC). "Même si le pouvoir blanc nous fait quelques concessions, cela ne nous intéresse plus", déclare-t-il en juin 1976. "Ce que nous voulons, c'est frapper le système, frapper fort."



Le contexte s'y prête, à l'intérieur comme à l'extérieur. Au pays de la discrimination institutionnalisée, des fissures sont apparues au sein même de la citadelle du pouvoir, entre "verkrampte" (crispés) et "verligte"(éclairés). L'apartheid vit Une saison blanche et sèche, le titre du roman d'André Brink qui saisit admirablement le crépuscule du "développement séparé" fondé sur le mépris racial.

Partout en Afrique australe, l'homme blanc bat en retraite : le colonialisme portugais vient d'être défait au Mozambique et en Angola, où des régimes "marxistes" se sont mis en place, en Angola avec l'appui militaire de "barbudos" cubains ; nouvelle frontière, la Namibie est en proie à la guérilla naissante de la Swapo, le mouvement de libération reconnu par l'ONU, depuis 1973, comme "seul et authentique représentant du peuple namibien" ; la Rhodésie de Ian Smith, dernier glacis, mène une guerre que l'on sait déjà sans issue contre ses nationalistes noirs. En Afrique du Sud même, l'accession du Transkei à une indépendance octroyée, programmée pour octobre 1976, est ambiguë : certes, le "bantoustan" dépendra toujours pour tout de Pretoria et permettra de dénier leur nationalité sud-africaine aux habitants ; mais le principe de l'autodétermination de la majorité noire va être reconnu. Lorsque, en janvier 1976, John Vorster a déclaré au Parlement que l'Afrique du Sud prouverait cette année au monde que les Noirs consentent à l'apartheid qui leur garantirait un bien-être sans équivalent sur le continent, l'irréductible députée progressiste blanche Helen Suzman lui lance : "Quand êtes-vous allé à Soweto pour la dernière fois ?"



EN 1960, quand la police ouvrit le feu sur une foule protestant contre le "passbook", le laissez-passer indispensable aux Noirs pour se déplacer dans leur propre pays, les soixante-neuf morts du "massacre de Sharpeville" avaient réveillé la conscience universelle. En 1976, l'assassinat de la jeunesse à Soweto transforme l'indignation morale en solidarité. Bien plus politique, la réaction du monde finira par prendre la forme de sanctions. Dès juillet 1976, la Fédération internationale de l'athlétisme amateur (FIAA) frappe l'Afrique du Sud d'exclusion pour "discrimination raciale". En 1978, inquiète du "risque pays", la communauté financière internationale "suspend" ses crédits à long terme au régime de l'apartheid.



Mais le chemin sera long. Rétrospectivement, on s'étonne de la rencontre, une semaine après la tuerie de Soweto, entre le premier ministre sud-africain et le secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger. Ou de l'obstination avec laquelle le président français Valéry Giscard d'Estaing défend la vente de centrales nucléaires à l'Afrique du Sud. Sans parler de l'impéritie de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), alors présidée par le maréchal Idi Amin Dada. Réunis en sommet à l'île Maurice, les 4 et 5 juillet 1976, les chefs d'Etat de l'Afrique noire veillent tout juste à déloger des plages les nombreux touristes sud-africains, par souci minimal de décence.







« Après tant d'années pendant lesquelles on nous avait taxés de révolutionnaires extrémistes, être vus comme des modérés était un sentiment nouveau et pas très agréable. Je savais que j'avais deux façons possibles de réagir :

je pouvais les gronder pour leur impertinence ou écouter ce qu'ils avaient à dire.

J'ai choisi la deuxième solution. » Nelson Mandela
...


La longue marche de l'ANC vers le pouvoir


DU fond de sa cellule du pénitencier de Robben Island, au large du Cap, où il est enfermé depuis douze ans, Nelson Mandela cherche à comprendre le soulèvement de Soweto. Vaguement informé par son épouse Winnie, qui réussit à lui glisser quelques mots codés, il conclut à la résurrection de "l'esprit de protestation de masse". Mais, quand les premiers meneurs arrêtés arrivent sur l'île, il découvre "des jeunes différents de ceux que nous avions connus, des gens qui se montraient courageux, hostiles et agressifs, qui refusaient d'obéir et criaient "Amandla !" à chaque occasion".

Les cadets ne témoignent aucun respect aux aînés qu'ils déconsidèrent comme des "modérés". Mandela s'en offusque. "Après tant d'années pendant lesquelles on nous avait taxés de révolutionnaires extrémistes, être vus comme des modérés était un sentiment nouveau et pas très agréable. Je savais que j'avais deux façons possibles de réagir : je pouvais les gronder pour leur impertinence ou écouter ce qu'ils avaient à dire. J'ai choisi la deuxième solution."



Sur cette base s'opère, non sans difficultés, l'alchimie entre les notables de la résistance et les jeunes gens en colère, issus des townships. Menacés d'arrestation, des milliers d'entre eux désertent les ghettos, fuient à l'étranger, dans les "pays de la ligne de front", où les camps d'entraînement du Congrès national africain (ANC) serviront de réceptacle à cette nouvelle poussée activiste.



L'organisation de Nelson Mandela s'avère seule capable d'accueillir ceux qui, las d'attendre, désespèrent d'un compromis historique. Sa branche armée, Umkhonto We Sizwe ("la Lance de la nation"), intègre les révoltés et fait d'eux des combattants qui, infiltrés, retournent en Afrique du Sud pour y commettre des attentats, mener la lutte armée. Au passage, ils auront transformé la physionomie de l'ANC, longtemps une vitrine morale en exil plutôt qu'un mouvement de libération efficace. L'effondrement de l'empire portugais en Afrique australe facilite également cette renaissance militante.



A priori, les "enfants de Soweto" se sentent plus proches de l'autre mouvement anti-apartheid, le Congrès panafricain (PAC), rival historique de l'ANC. Sous l'influence de la Conscience noire, incarnée par Steve Biko, ils n'entendent plus composer avec la minorité blanche, s'affirment volontiers "africanistes" en retournant l'exclusion contre ses initiateurs. "Un colon, une balle" est leur slogan le plus radical. Or, en exil, le PAC a sombré dans des luttes de clans qui ont entraîné sa marginalisation. Et Steve Biko, l'idole de toute une génération, est torturé à mort dans une prison sud-africaine, en septembre 1977.



Un an plus tard, le PAC perd son président fondateur, Robert Sobukwe, surnommé "le Prof". Sa disparition enlève l'ultime garde-fou à la désintégration du PAC, dont les factions armées se font la guerre entre elles, à la fin des années 1970. En mars 1980, le Post, l'influent quotidien de Soweto, qui était longtemps le porte-flambeau de la Conscience noire, lance une campagne pour la libération de Nelson Mandela, le prisonnier dont ni la photo ni les propos ne peuvent être publiés en Afrique du Sud. "C'est notre sincère et honnête conviction que, de tous les dirigeants politiques, lui, et lui seul, a les plus grandes chances de faire passer ce pays des jours sombres d'aujourd'hui à l'éclat de demain", écrit le directeur du Post, Percy Qoboza, dans un éditorial retentissant. A travers tout le pays, des "comités Mandela" voient le jour.



Quatre ans après la révolte de Soweto, le fantôme de Robben Island devient ainsi le symbole de l'unité, la synthèse entre l'irruption spontanée et le soulèvement organisé qui enflammera les townships au point de les rendre "ingouvernables". En 1984, la lutte séditieuse dans les ghettos relève d'une guerre civile larvée. Entre-temps, l'été 1983, le Front démocratique uni (UDF) a été créé comme "front intérieur", en même temps que "vitrine légale" de l'ANC. En 1991, après bien des péripéties, le "vieil homme" enfin libéré et les jeunes "camarades" des townships se retrouveront pour construire, ensemble, la "nouvelle" Afrique du Sud.
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# Posted on Friday, 16 June 2006 at 5:26 AM

Soixante seize ans de coupe

Soixante seize ans de coupe
Aucun événement sportif au monde ne captive l'intérêt du public autant que la Coupe du Monde de la FIFA. Depuis sa première édition, accueillie par l'Uruguay en 1930, l'événement phare de la FIFA n'a cessé de voir s'accroître sa popularité et son prestige.
Jules Rimet
(Copyright FIFA)
C'est à un groupe de français visionnaires, des fonctionnaires d'une association de football présidée par Jules Rimet l'innovateur, qu'est attribuée l'idée originelle de réunir les plus grandes nations du ballon rond pour se disputer le titre de champions du monde. Le premier trophée, en or, baptisé Coupe Jules Rimet, a été mis en jeu trois fois au cours des années 1930, avant que la Deuxième Guerre mondiale n'impose à la compétition un coup d'arrêt de 12 ans.

A la reprise, la Coupe du Monde acquiert vite son statut incontesté de plus grand événement sportif des temps modernes, Jeux Olympiques exceptés. Organisée alternativement depuis 1958 en Europe et aux Amériques, la Coupe du Monde entre dans une nouvelle ère en mai 1996, lors de la désignation par le Comité exécutif de la FIFA de la Corée et du Japon comme co-organisateurs de l'édition 2002.

Depuis 1930, les 16 épreuves n'ont consacré que sept pays différents, ce qui n'a pas empêché la Coupe du Monde d'être riche en rebondissements. L'histoire du football s'est écrite chemin faisant : la victoire des Etats-Unis sur l'Angleterre en 1950, le succès de la Corée du Nord sur l'Italie en 1966, l'émergence du Cameroun dans les années 1980, confirmée par leur triomphe sur l'Argentine, tenante du titre, en lever de rideau de l'édition 1990'

Aujourd'hui, le public est entièrement sous le charme de la Coupe du Monde. France 98 a été regardée par quelque 37 milliards de téléspectateurs ' en audience cumulée -, dont environ 1,3 milliards pour la seule finale. Dans les stades de l'Hexagone, les 64 matches de la Coupe du Monde ont été suivis par plus de 2,7 millions de spectateurs.

Après toutes ces années, marquées par moult changements, l'attrait de la Coupe du Monde de la FIFA demeure le même ' le trophée en or étincelant, l'incarnation du rêve de tout footballeur.


Les présidents de la FİFA:

ROBERT GUÉRIN
France, 1904-1906

DANIEL BURLEY WOOLFALL
Angleterre, 1906-1918

JULES RIMET
France, 1921-1954
Nommé président d'honneur le 21.6.1954

RODOLPHE WILLIAM SEELDRAYERS
Belgique, 1954-1955

ARTHUR DREWRY
Angleterre, 1955-1961

SIR STANLEY ROUS
Angleterre, 1961-1974
Nommé prédent d'honneur le 11.6.1974

JOÃO HAVELANGE
Brésil, 1974 -1998
Nommé prédent d'honneur le 8.6.1998

JOSEPH S. BLATTER
Suisse élu le 8.6.1998
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# Posted on Friday, 09 June 2006 at 8:31 AM